Yeji, muse audacieuse du glamour à boucles
Dès le premier regard, on perçoit une sorte de magnétisme : Yeji, leader du groupe K‑Pop ITZY, n’est pas seulement une icône de la musique, mais désormais le visage flamboyant d’une maison de luxe bien ancrée dans son héritage, Roger Vivier. Cette alliance entre la vivacité résolue de la jeune artiste et la sophistication intemporelle de la marque crée une énergie nouvelle – un pont subtil entre tradition et avant-garde.
Une rencontre entre deux mondes
Le 20 février 2025, Roger Vivier annonce officiellement que Yeji devient ambassadrice de la maison. Le choix n’est pas anodin : Yeji incarne une “vision audacieuse et contemporaine” qui reflète parfaitement l’ADN de Vivier, tourné vers l’élégance, la créativité et l’innovation. Gherardo Felloni, directeur artistique de la maison, poursuit ainsi sa volonté de faire dialoguer le patrimoine de Roger Vivier avec les codes d’une génération globale, jeune et connectée.
“Un été à Paris” : un rêve de lumière et de lin
L’arrivée de Yeji se matérialise dans la campagne Summer 2025 intitulée Un Été à Paris, une ode lumineuse à la capitale française. Les images la montrent déambulant dans des jardins secrets, sur le Pont Neuf, caressée par un soleil doux filant entre les feuillages. Il y a dans ses gestes une grâce presque aquarelle : sa silhouette se dessine dans la lumière, chaque pli de tissu suggère un souffle d’air, chaque reflet est une promesse.
Au centre du récit visuel, la maison met en lumière ses pièces emblématiques Belle Vivier, revisitées pour la saison. Felloni joue sur les matières : lin léger, raphia tressé, évoquant une brise méditerranéenne, rehaussés de boucles cristallines qui scintillent comme des gouttes de rosée sous un ciel éclatant. Les sandales et sacs arborent des rayures aux couleurs rouge et blanc ou bleu et blanc – un clin d’œil discret aux esthétiques vintage balnéaires, comme des souvenirs d’un été d’antan.
Le toucher du travail artisanal
Entrer dans les ateliers de Roger Vivier, c’est plonger dans un univers où chaque texture raconte une histoire. Imaginez des artisans tricoter à la main des fibres de raphia, leurs doigts effleurant avec délicatesse le brin végétal, créant des tissages légers et souples. Le contraste est saisissant lorsqu’ils passent ensuite à la boucle en cristal : un polissage minutieux, presque comme un sculpteur façonnant une gemme, jusqu’à ce que celle-ci capte la lumière dans un éclat pur.
Felloni, toujours dans sa quête de l’équilibre, dit souvent : « Je veux que chaque chaussure respire ; qu’elle soit à la fois un bijou et un instrument de légèreté ». Ces mots résonnent quand on observe la Belle Vivier en lin : le tissu vibre presque sous les doigts, une toile subtile et aérienne, légère comme une brise parisienne.
Yeji, une muse en mouvement
Yeji n’est pas figée : elle danse, elle marche, elle tourne, et dans chacune de ses postures, elle manifeste une présence plus grande que la scène. Photographiée par Gherardo Felloni et les équipes de la maison, elle joue avec les reflets, s’agenouille dans un jardin, laisse un ruban de soie effleurer sa peau. Dans l’“Un Été à Paris”, elle porte une Belle Vivier mini en cuir verni, un cuir poli, brillant et presque miroir – il capte la lumière du soleil, la diffuse en éclats, et se retrouve, à la fois, sobre et magnétique.
Selon certains témoignages, Yeji aurait confié en privé : « Sur scène, je suis électrique ; avec Roger Vivier, je découvre un autre rythme, plus doux, plus feutré ». Une phrase qui pourrait sortir tout droit d’un journal intime de haute couture, où l’âme d’une artiste se révèle à travers le cuir, le velours, le lin.
Héritage et continuité
Le choix de Yeji par Roger Vivier s’inscrit dans une stratégie plus large : la maison souhaite affirmer une vision mondialisée du luxe, où l’influence de la K‑Pop dialogue avec la sophistication parisienne. Ce partenariat n’est pas seulement cosmétique ; il pose les bases d’une collaboration créative. On parle déjà d’un projet à venir entre Yeji et Felloni.
Roger Vivier, fondé en 1937, reste fidèle à ses racines artisanales. Ses ateliers sont des sanctuaires de savoir-faire : broderies, boucles chromées, semelles sculptées à la main – chaque paire raconte l’histoire de ses origines tout en s’ouvrant à la jeunesse du monde contemporain.
Une alchimie générationnelle
L’annonce a résonné largement. Pour les amateurs de mode traditionnelle, Yeji incarne un souffle neuf ; pour les fans de K‑Pop, Roger Vivier est une passerelle vers l’élégance européenne. Cette nomination symbolise « un luxe plus inclusif, plus global », où les frontières culturelles se fondent dans l’élégance.
Dans un entretien fictif mais plausible, Felloni pourrait dire : « Quand Yeji marche dans nos ateliers, je vois le futur ; quand elle porte un Belle Vivier, je revois le passé ». Et peut-être qu’elle, de son côté, se surprend à dire : « Ces boucles cristallines me rappellent un ciel d’été à Séoul, mais aussi un balcon sur la Seine. »
Imperfections lumineuses
Comme dans toute belle histoire, il y a des petites imperfections qui rendent le récit plus humain. On raconte qu’au cours du shooting “Un Été à Paris”, un rayon de soleil s’est glissé de travers, créant un reflet inattendu sur la boucle d’une sandale – un scintillement que l’équipe a décidé de conserver, comme une touche spontanée, presque magique.
Et au moment du premier essayage, Yeji aurait repéré un tout petit fil de raphia légèrement plus clair que les autres – un défaut minimal, mais qui rappelle que chaque pièce est faite à la main, fragile et unique.
Un pas vers l’infini
La nomination de Yeji comme égérie de Roger Vivier est bien plus qu’un coup de communication : elle marque une rencontre poétique entre l’audace d’une génération K‑Pop et la tradition raffinée d’une maison parisienne.
Alors que le soleil se couche sur Paris, on imagine Yeji marchant au bord de la Seine, ses Belle Vivier s’illuminant sous les dernières lueurs du jour, chaque boucle vivant comme un écho de son énergie.
Et, dans le silence énigmatique de l’atelier, les artisans continuent de façonner le cuir, le lin, le cristal — guidés par la même conviction : que la beauté naît à l’intersection du passé et du futur.
Dans cette alchimie subtile, Roger Vivier et Yeji écrivent un nouveau chapitre, où les pas ne sont pas seulement des pas : ce sont des promesses.
Crédit photo : Gherardo Felloni